

Lorigine de lAvent

Le temps de lAvent marque lentrée des chrétiens
dans le temps de lattente de Noël.
Doù vient ce temps liturgique ?


A partir du IVè siècle, la fête de Noël est célébrée
dans lEglise universelle.
A cette époque, on avait tendance à faire précéder un
temps de fête par un temps de jeûne.




LAvent comporte donc une note pénitentielle de ce type
depuis la fin du Vè siècle en Espagne et en Gaule.
Cette partie de lEurope avait des liens étroits avec
lEglise dOrient qui célébrait la naissance du Christ le 6 janvier,
par une fête appelée « Epiphanie ».
LOrient sy préparait par 40 jours de jeûne et de pénitence,
qui en cela ressemblaient au Carême.


En Gaule, lÉglise fit donc commencer lAvent le 11 novembre,
fête de saint Martin,
pour maintenir les quarante jours de jeûne.
Il fut un temps où cette période sappelait le carême de la Saint-Martin.



Christianisation des Saturnales
Le temps de lAvent tel que nous le connaissons
aujourdhui eut vraisemblablement une origine différente.
Vers le milieu du VIe siècle, lÉglise de Rome commença
à donner de limportance aux Quatre-Temps de décembre,
qui tombaient les lundi, mercredi et samedi suivant
la fête de sainte Lucie, le 13 décembre.
Une semaine avant la Nativité, ces jours étaient porteurs
dun thème pénitentiel particulier.
La raison en est à chercher dans lexistence
dune fête agricole païenne de cinq jours,
les Saturnales, qui se célébrait du 17 au 23 décembre.
Le 17, on offrait un sacrifice à Saturne, le dieu de lagriculture.
Les jours suivants étaient consacrés à des échanges de présents,
des festivités et des excès de toutes sortes.
Il semble bien que lÉglise ait voulu faire contrepoids
à ces festivités païennes très populaires en instituant
des jours de jeûne, de prière et de pénitence
en cette période si proche de la Nativité, le 25 décembre.


A la fin du VIè : lAvent des 4 semaines
À la fin du VIe siècle,
pendant le pontificat de Grégoire le Grand (590-604),
une courte préparation de quatre semaines finit
par simposer dans lÉglise de Rome.
Les dimanches étaient centrés sur la commémoration joyeuse
de la naissance de Jésus, le 25 décembre.
Le thème pénitentiel, très présent autrefois, sestompa.



