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L’étoile reste mystérieuse

  : Ajouté le 2/12/2008 à 12:04

 

 

L’étoile reste mystérieuse

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Quelle était cette étrange étoile qui a guidé les Rois mages

vers le lieu de naissance de Jésus?

Depuis des siècles, des astronomes ont tenté des explications:

certains évoquent une comète,

une supernova ou une conjonction planétaire.

Sans pour autant lever le mystère.

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Dans l’Evangile selon saint Matthieu,

nous trouvons la description suivante:

«Des Mages venus de l’Orient se présentèrent

à Jérusalem et demandèrent:

“Où est le roi des Juifs qui vient de naître?

Nous avons vu, en effet son astre se lever...” (Mt 2;2-3).

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Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route;

et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à son lever,

 les devançait jusqu’à ce qu’il vint s’arrêter au-dessus

de l’endroit où était l’enfant» (Mt 2:9).

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Depuis des siècles, cette «étoile des Mages»

est un des symboles de Noël.

Mais quel est donc l’astre qui a guidé les Rois mages à la crèche?

Qu’ont-ils vu, il y a plus de 2000 ans?

Le mystère n’est pas éclairci.

S’agit-il d’un véritable phénomène astronomique?

Mais quel phénomène?

Les logiciels astronomiques actuels peuvent-ils nous

apporter un éclairage?

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De nombreux astronomes, dont Johannes Kepler (1571-1630),

ont tenté une explication,

mais aucune ne sera vraiment reconnue comme indiscutable.

Un des problèmes rencontrés, et non des moindres,

est la date exacte de la naissance de Jésus.

Les historiens estiment qu’elle se situe

entre l’an 7 et l’an 1 avant notre ère.

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Les Mages étaient des spécialistes de l’observation du ciel.

Il est donc certain que ce n’est pas n’importe quel phénomène céleste

qu’ils ont observé et suivi.

L’astre en question pourrait donc être une comète,

une supernova ou une conjonction planétaire.

Ignorons volontairement l’étoile filante,

phénomène trop éphémère et trop courant.

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Une comète?

Les comètes sont parfois très brillantes et mystérieuses.

Souvenez-vous de celle de Hall-Bopp,

splendide, au printemps 1997.

Des astronomes chinois ont observé une comète en l’an 5

puis une autre en l’an 4 avant notre ère.

Toutes deux apparaissent comme des candidates possibles.

Mais revenons aux écrits de saint Matthieu:

«L’astre qu’ils avaient vu les devançait...»

Bien sûr, les comètes se déplacent sur le fond du ciel,

mais très lentement!

Pour qu’une comète devance nos braves Rois mages,

il aurait fallu qu’ils marchent très très lentement,

du style un pas en avant et dix en arrière!

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De nombreux peintres ont représenté des comètes dans des nativités.

Curieusement, une comète avait été visible à l’époque

de la peinture de l’œuvre ou juste avant.

Ainsi, Giotto, en 1303, peint une nativité avec une comète.

Celle de Halley avait été visible en 1301.

Puis, Abraham Bloemaert, en 1623,

peint une autre nativité et une comète.

C’est à nouveau celle de Halley qui avait été visible, en 1607.

Récemment, Jacques Rime a peint la comète Hall-Bopp

au-dessus de la crèche que l’on trouve dans le livre L’Arche de Noël.

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Les étoiles de Noël et leur longue queue lumineuse

représentent des comètes.

On retrouve cette «étoile» sur les crèches,

sur des vitraux d’église représentant la Nativité.

Mais, malgré ces nombreuses représentations à la période de Noël

et dans les nativités,

il ne semble pas que la comète soit la candidate idéale.

 

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Une supernova est une étoile massive qui,

 ayant atteint un stade avancé de son évolution, explose.

Elle devient alors 10000 à 100000 fois plus brillante.

C’est comme si une nouvelle étoile apparaissait dans le ciel.

Certaines supernovae ont été visibles en plein jour.

Une supernova peut être observable de quelques jours

à quelques mois tout en perdant peu à peu de sa luminosité.

C’est un événement rare: on en compte trois par siècle dans une galaxie.

De plus, du fait de l’éloignement,

elles ne sont pas toutes visibles à l’œil nu.

 

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Des astronomes chinois ont observé une supernova

en mars et avril de l’an 5 avant Jésus-Christ.

Elle a été visible environ 70 jours.

Un temps qui paraît donc presque suffisant pour guider les Rois mages.

Dans la peinture, chez Rubens par exemple,

on retrouve aussi la représentation de ce phénomène,

par ces astres qui déversent un cône de lumière sur la crèche.

Mais, une supernova se déplace avec la voûte stellaire,

comme une étoile normale.

Etait-ce suffisant pour émerveiller les Rois mages?

Kepler a été partisan de cette théorie.

Mais comment alors expliquer le texte de saint Matthieu,

«jusqu’à ce qu’il vint s’arrêter au-dessus

de l’endroit où était l’enfant»?

Une supernova ne s’arrête pas...

 

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» Catégorie FETE DE NOEL
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La date du 25 décembre

  : Ajouté le 1/12/2008 à 13:13

 

 

La date du 25 décembre ?

 

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Il n’est pas sûr historiquement que la date du 25 décembre

ait été d’abord choisie pour son symbolisme de la renaissance

de la lumière qui convient pourtant si bien

à la naissance de Jésus Christ le Sauveur.

Le chant prophétique de Zacharie,

le père de Jean-Baptiste qui sera le dernier prophète

de l’Ancien Testament,

celui qui fait reconnaître le Christ, annonce

« L’astre d’en-haut qui vient nous visiter »,

et le prologue magnifique de l’évangile de Saint Jean

dit du Fils qu’il est

« La lumière véritable qui éclaire tout homme ».

Mais pratiquement c’est parce que l’on avait d’abord

fixé au 25 Mars la fête de l’Annonciation,

c’est-à-dire de la Conception virginale de Jésus,

que tout naturellement on a décidé de fêter

la naissance neuf mois après.

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C’est au IVème siècle vers les années 340,

après trois siècles de persécutions,

que les fêtes chrétiennes vont pouvoir se développer à l’extérieur.

A ce moment avec la fête liturgique de Noël

apparaissent les représentations de la crèche,

avec le bœuf et l’âne, les bergers, l’étoile et les mages.

Le premier sermon de Noël conservé

et un sermon latin d’Optat de Milève,

un évêque d’Afrique du Nord, daté de 368.

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A cette époque la célébration du « sol invictus »,

c’est à dire du solstice d’hiver,

lié en particulier au culte de Mithra, est en désaffection.

Finalement l’Eglise, qui ne rejette rien de ce qu’il y a de beau

et de vrai dans la culture païenne,

va faire renaître et comme donner ses lettres de noblesse

au symbole du soleil qui, au solstice d’hiver,

recommence à grandir dans le ciel.

Contrairement à une opinion inutilement agressive,

le christianisme n’est pas généralement un niveleur de cultures ;

comme dans ce cas du solstice d’hiver,

il a été et sera très souvent capable de donner

aux plus belles intuitions de l’homme un sens ultime.

 

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» Catégorie FETE DE NOEL
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Origines et raison

  : Ajouté le 30/11/2008 à 11:36

 

 

L'AVENT (l'avènement du Christ)

(D'après « Origines et raison de la liturgie catholique »

paru en 1844)

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Dans la religion catholique, ce temps est celui de l'attente prochaine

 de l'arrivée du Rédempteur des hommes.

Au XVIIe siècle on écrivait encore l'Advent, adventus,

ce qui rapprochait beaucoup plus ce nom français de son origine.

Il a été établi à l'imitation du Carême,

mais ne remonte pas comme celui-ci aux temps apostoliques,

car il ne saurait être antérieur à la fête de Noël ;

or celle-ci, sous ce nom, ne date que du IVe siècle de l'ère chrétienne.

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Le monument le plus précis de l'Avent, par rapport à son antiquité,

est une ordonnance de saint Perpet, évêque de Tours au Ve siècle.

Il ordonne qu'à partir de la fête de saint Martin,

si spécialement solennelle dans cette contrée, jusqu'à Noël,

on jeûnera trois fois par semaine :

c'est ce qui a fait nommer l'Avent, l

e carême de saint Martin.

On croit que jusqu'au VIe siècle cette institution n'a guère dépassé

les limites du diocèse de Tours.

Mais un concile de Mâcon tenu en 581 adopta l'usage

consacré à Tours, et bientôt toute la France observa

ces trois jours de jeûne par semaine depuis la saint Martin jusqu'à Noël.

Il fut en même temps réglé que les offices se feraient en Avent

selon le même Rit qu'en Carême.

La piété des fidèles avait, en certains pays,

dépassé les prescriptions adoptées

par le concile de Mâcon, et on jeûnait tous les jours de l'Avent.

Cette ferveur se relâcha, et il n'y eut bientôt guère

que les ecclésiastiques qui observassent ce jeûne.

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Cependant en France, selon Durand, au XIIIe siècle,

le jeûne était généralement observé.

Durand de Mende parle de trois semaines entières avant Noël

qui furent spécialement destinées par l'apôtre saint Pierre

pour se préparer à l'avènement ou Advent de Jésus ;

mais il n'en apporte aucune preuve.

Du reste, il semble que lorsque saint Perpet fit son ordonnance,

il existait certainement quelque chose de très semblable à notre Avent,

et qu'il ne fit que sanctionner cette pieuse pratique

en la faisant commencer le lendemain de la fête de saint Martin

qui était pour son Église, comme nous l'avons dit,

une époque des plus remarquables de l'année.

Cette quarantaine était encore généralement

observée du temps de Charlemagne.

Bientôt, cependant, on borna ce temps à celui qui court depuis la fête

de saint André jusqu'à Noël.

La solennité de cet apôtre était en effet plus universelle

que celle de saint Martin.

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l'Avent n'était plus pratiqué communément.

On cite dans la Bulle de canonisation de saint Louis,

roi de France,

le zèle avec lequel il observait ce jeûne.

Ce n'était donc plus qu'un usage observé

seulement par les chrétiens d'une rare piété.

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Quand le pape Urbain V monta sur le siège pontifical, en 1362,

il se contenta d'obliger les gens de sa cour à l'abstinence,

et il n'y est plus question de jeûne.

Rome avait coutume d'observer cinq semaines d'Avent

qui précédaient la fête de Noël.

Il en est parlé dans le Sacramentaire de saint Grégoire.

La Liturgie ambrosienne ou de Milan en compte six.

Les Grecs n'avaient pas non plus une uniformité complète :

c'était un jeûne facultatif que les uns commençaient le 15 novembre,

d'autres le 6 décembre, d'autres seulement quelques jours avant Noël.

 

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L'Église occidentale, depuis plusieurs siècles,

commence le temps de l'Avent le dimanche qui tombe

entre le 27 novembre et le 3 décembre.

Elle n'y observe plus ni jeûne ni abstinence extraordinaires.

Il est important de considérer qu'en aucun temps l'Eglise n'a imposé,

comme une obligation rigoureuse,

le jeûne et l'abstinence comme elle l'a fait pour le Carême.

On ne peut y voir qu'une fervente piété des fidèles qui,

pour se préparer à la grande fête de Noël,

ont voulu la faire précéder d'un temps plus ou moins destiné

à la mortification et à la prière.

Les papes et les évêques ont secondé cette édifiante ferveur,

mais jamais une parfaite et unanime prescription n'a pu s'établir.

On ne manque pas de preuves positives pour établir le fait

que nous venons d'énoncer.

Aucune peine canonique n'a jamais été attachée à l'infraction

des pratiques de l'Avent, telles que l'abstinence et le jeûne.

Les ordres religieux mêmes se contentaient déjà,

du temps de saint Bernard,

d'une abstinence plus sévère

que dans les autres époques de l'année,

excepté celle du Carême.

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Le temps de l'Avent a pris dans l'Office les mêmes Rites que le Carême,

à peu de chose près, et un esprit de pénitence et de tristesse y préside.

La couleur du temps est le violet et autrefois c'était le noir.

Néanmoins il admet un plus grand nombre de fêtes que le Carême.

L'Alleluia n'y est point supprimé,

« parce que, dit Durand, au temps de l'Avent,

toute allégresse n'est pas bannie

puisqu'on espère en l'Incarnation du Fils de Dieu ».

Les noces y sont prohibées,

même après la fête de Noël jusqu'à l'Epiphanie.

Cette prohibition fort ancienne s'explique lorsqu'on se rappelle

que primitivement la fête de la naissance de Jésus

se célébrait le 6 janvier,

sous le nom de Théophanie.

Il existe une ordonnance du roi Jean qui défend aux magistrats

de vaquer aux travaux de la judicature pendant l'Avent :

In adventu Domini nulla assisa capi debet.

 

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