Qui etais
Heinz Bernard Lammerding
SS-Brigadeführer Heinz Bernard Lammerding
Fils de l’architecte Heinrich Lammerding,
Heinz naît le 27 août 1905 à Dortmund.
Son Abitur en pôche, le jeune homme fait des études à l’univsertité
de Munich pour devenir ingénieur dans le génie civil.
Il met un terme à son cursus en 1928, année du décès de son père.
Il travaille pendant deux années au département
de la voirie de Dortmund avant
de reprendre la direction des amphitéâtres.
Il est finalement diplômé en novembre 1932.
Il s’est aussi inscrit dans les Sections d’Assaut
et a rejoint le parti hitlérien en novembre 1931.
Après une courte carrière dans une société industrielle privée
(quatre mois), Heinz Lammerding retrouve sa ville natale
de Dortmund et y travaille comme ingénieur.
En 1933, lassé par ses dossiers et sa vie de fonctionnaire,
Lammerding prend la décision de s’engager dans les Sturmabteilung
(il en était déja membre depuis le 18 octobre 1931).
En octobre 1933, il est versé au régiment SA de Paderborn,
avant de rejoindre l’école du génie de Klausdorf.
Bien noté,
il commande l’école du génie de Höxter pendant un petit mois,
avant de rejoindre le Haut-Commandement des SA pour y
devenir inspecteur.
Ce nouvel emploi administratif “n’emballe” guère
notre homme qui vient de se marier.
Très déçu par l’ambiance des Sections d’Assaut,
conscient du fossé qui est en train de se creuser entre les chefs SA,
dont Röhm, et le Führer, Heinz Lammerding postule pour entrer
dans la Allgemeine- SS. Le 01 avril 1935,
il est versé sous le matricule 247062
au sein du bataillon du génie d’assaut
(SS-Pionier-Sturmbann) de la SS-Verfügungstruppe.
Le 01 mai de la même année, un mois après son arrivée,
il est promu au grade de SS-Obersturmführer
et commande un groupe de combat.
En 1936, le SS-Obersturmführer Lammerding prend la tête
de la 1ère section de l’une des compagnies du bataillon.
Il obtient de l’avancement en janvier 1937
et devient SS-Hauptsturmführer.
Ambitieux, il suit des cours et perfectionne son savoir-faire
à la SS-Junkerschule de Braunschweig.
Un mois après le déclenchement de la guerre, Lammerding
est affecté à la toute nouvelle 3. SS-Division Totenkopf commandée
par Theodor Eicke.
Cette dernière est constituée de soldats ayant participés à la campagne
de Pologne, mais aussi par des hommes de la Totenkopfverbande
et des éléments de la Allgemeine SS.
Pour l’occasion Lammerding est promu SS-Sturmbannführer
et prend la tête du bataillon du génie d’assaut de la division.
C’est à ce poste qu’il participe à la campagne à l’Ouest de mai-juin 1940.
Dans un premier temps, la division est tenue en réserve d’armée
sous les ordres de l’OKH.
Du 16 au 19 mai 1940, alors que l’armée française est en train
de s’effondrer, les SS de la Totenkopf sont lancés dans l’action
sous le commandement du Groupe d’Armées B.
Ils sécurisent la région de Le Cateau et de Cambrai.
C’est dans ce cadre que Heinz Lammerding et ses hommes
stoppent une attaque de blindés britanniques à Arras.
C’est aussi dans période que des éléments de la division à tête de mort
se rendent tristement célèbres en massacrant à la mitrailleuse
des prisonniers anglais (massacre de Paradis).
Quelques temps plus tard,
la division fait mouvement vers les côtes de la Manche
et se positionne au Sud de Dunkerque.
Début juin 1940, les SS partcipent à la seconde partie
de la campagne de France.
Ils foncent vers le Sud du pays atteignant pratiquement
la frontière espagnole au moment de l’armistice.
Pendant ces opérations Lammerding est décoré pour sa bravoure.
Il reçoit les Croix de Fer de 1ère et de 2ème classes.
De décembre 1940 à juin 1942,
Heinz Lammerding, devenu SS-Obersturmbannführer
est affecté à l’état-major de la division
et dirige pendant quelques semaines
le Aufstellungsstab de la Totenkopf.
La division est engagée à l’Est dès l’été 1941
au sein du 4. Panzergruppe, Groupe d’Armées Nord.
Lammerding et ses camarades se battent dans les Etats baltes.
Ils percent ensuite la ligne “Staline”,
opération pandant laquelle Lammerding se distingue
tout particulièrement, et finissent par
atteindre les faubourgs de Leningrad.
Ils assiègent la ville de juillet à août 1941.
Pendant le terrible hiver 41-42, les SS sont encerclés
dans la pôche de Demyansk où ils subissent des pertes effroyables.
La pression des contre-attaques russes est telle que la division
est momentanément rebaptisée Kampgruppe Eicke.
La Totenkopf ne compte plus que quelques milliers d’hommes.
Il faut attendre avril 1942 pour que les Waffen-SS parviennent
à se replier et à rejoindre les lignes allemandes.
Lammerding reçoit le badge commémoratif de la bataille
de Demyansk ainsi que la médaille du front de l’Est.
Seul un Kampfgruppe restreint poursuit la lutte en U.R.S.S.
tandis que le reste de la division
est rapatrié en France pour y être reformé.
Heinz Lammerding qui possède l’expérience des Etat-majors
et des tâches administratives est alors chargé du recrutement
des hommes nécessaires à la reconstitution de l’unité.
En juillet 1942,
la division absorbe le SS-Infanterie Regiment 9 “Thule”
ainsi qu’un bataillon de motocyclistes SS et se voit affecté
un Panzer Abteilung.
De par cet apport, la division d’infanterie motorisée
devient la SS-Panzer-Grenadier-Division Totenkopf.
Lammerding devient quant à lui
chef de corps du SS-Infanterie Regiment Thule.
Il le mène au combat en U.RS.S. jusqu’en avril 1943.
Les Waffen-SS opérent alors avec le SS Panzerkorps de la
4. Panzer-Armee du Groupe d’Armées Sud.
Entre temps, notre homme est nommé SS-Standartenführer
le 30 janvier 1943 et décoré de la Croix allemande en or le 24 avril.
Au mois de juin 43, Lammerding quitte la Totenkopf e
t part brievement pour l’état-major du II SS Panzer-Korps.
En juillet 43, Lammerding sert comme officier d’état-major
auprès du SS-Obergruppenführer Erich von dem Bach-Zelewski
qui dirige une unité spéciale de SS.
Ces hommes dépendent directement du
Reichsfuhrung-SS de Heinrich Himmler
et sont formés pour la lutte contre les partisans soviétiques.
Promu SS-Oberführer le 09 décembre 1943,
il prend le commandement du Kampgruppe von Gottberg
avec lequel il affronte les T-34 russes près de Vitebsk.
Le 28 décembre 1943, il est nommé à la tête des restes de la
division Das Reich baptisé Kampfgruppe SS-Division Das Reich.
Il commande 5.000 hommes en U.R.S.S, tandis que la division
est en refonte en France sous les ordres de Stadler.
Cette nomination est abondamment commentée dans le sérail
des officiers supérieurs de la SS qui y voient plus une faveur
de Himmler qu’autre chose.
En effet, pour d’aucuns, si Lammerding est un excellent officier
d’état-major, il n’a pas l’étoffe de commander une grande unité.
Justement, le 01 janvier 1944, Heinz Lammerding
est officiellemnt désigné par Berlin pour prendre le commandement
de la totalité de la 2. SS-Panzer-Division.
Sur le terrain, les Waffen-SS sont encerclés par les divisions soviétiques
et seul un assaut menè par le II SS Panzer-Korps permet de les libérer.
Le 08 mars 1944, Lammerding, décoré de la Croix de Chevalier,
quitte l’U.R.S.S pour le Sud-ouest de la France,
laissant sur place un petit groupe
de combat aux ordres d’Otto Weidinger.
Promu SS-Brigadeführer und Generalmajor
des Waffen-SS le 20 avril 1944,
Heinz Lammerding est chargé de reconstituer la Das Reich
pour en faire à nouveau l’une des plus puissantes Panzer-Divisionen
du IIIe Reich.
Néanmoins, la tâche est délicate.
Les soldats à l’instruction dans les alentours de Montauban
sont principalement des appelés.
Tous ne sont pas Allemands.
On trouve par exemple un important contingent d’Alsaciens
dont Lammerding se méfie.
Pour ne rien arranger, Berlin a affecté à la Das Reich de
nombreux anciens prisonniers russes qui ont rejoint l’Allemagne
dans sa lutte, les Hiwis.
Ces derniers préférent reprendre le combat sous l’uniforme feldgrau
plutôt que de mourrir à petit feu dans les camps de prisonniers.




Le 06 juin 1944, les alliés débarquent sur les côtes normandes.
La division de Lammerding reçoit l’ordre de se porter
au contact des troupes alliées.
Commence alors la remontée de la Das Reich vers le Nord.
Ce cheminement est réguliérement entravé par les résistants
qui attaquent les convois et les SS isolés.
Ces opérations de “terroristes” comme les baptisent les Allemands
donnent lieu à des represailles, dont celles
d’Oradour sur Glane et de Tulle.
En Normandie la 2. SS-Panzer-Division s’oppose avec détermination
aux unités alliées aussi bien à Caen qu’à Saint Lo.
Le 26 juillet 1944, Heinz Lammerding est blessé.
Il doit être évacué et abandonne le commandement de la
Das Reich au chef du Panzer-Regiment C. Tychsen.



Lammerding retrouve son commandement en novembre 1944.
Sous la direction de Josef “Sepp” Dietrich
(Commandant de la 6. Panzer Armee),
il conduit la Das Reich dans l’offensive des Ardennes avant de la
quitter définitivement le 20 janvier 1945.
Notre homme est nommé auprès de Heinrich Himmler avec qui il entretient
depuis plusieurs années une relation plus que cordiale.
Heinz Lammerding devient chef d’état-major du Reichsführer-SS
au sein du Heeresgruppe Weischel.
Conscient de l’incapacité militaire du maître des SS,
Lammerding fait tout ce qui est en son pouvoir pour que Himmler
quitte le commandement de ce groupe d’armées.
Ce comportement vaut à Lammerding d’être écarté
et remplacé par le Generalleutnant E. Kinzel.
Il part ensuite commander la très récente mais très peu
opérationnelle 38. SS-Grenadier-Division “Nibelungen”
jusqu’en avril 1945.



Il termine la guerre en cherchant à éviter de se faire capturer
par les troupes soviétiques.
Jugé par contumace pour le massacre d’Oradour sur Glane,
il est condamné à mort par un tribunal français.
L’Allemagne refuse de l’extrader en France.
Lammerding décède le 13 janvier 1971
à Bad Tölz d’un cancer généralisé.
















