
Comme dans nos pays, les premiers beaux jours
d'un printemps précoce se montre souvent
en cette mi-février consacrée au célèbre martyr,
les anciens calendriers, habiles à mêler saisons et religion,
astronomie et liturgie,
représentaient par un soleil le retour de Saint-Valentin
sur le cycle.
Après le plus fort de l'hiver,
nos pères se préparaient à la belle saison prochaine
en observant scrupuleusement le dicton populaire noté
au 14 février dans les almanachs du bon vieux temps :



"Saignée du jour Saint-Valentin
Fait le sang net soir et matin
Et la saignée du jour devant
Garde des fièvres en tout l'an"




Certains ont expliqué que Saint-Valentin
fut revendiqué comme le patron des Amoureux dès le Moyen-Age.
A cette époque, affirment-ils,
une opinion s'accrédita, spécialement en France et en Angleterre,
qu'à cette date du 14 février,
les oiseaux commençaient à s'accoupler.
"A mi-février, bon merle doit nicher"
dit le proverbe et, ce jour-là,
chaque Valentin devait choisir sa Valentine...




D'autres ont prétendu que l'on se trouvait là
en présence d'un phénomène morphologique courant :
par assimilation du V au G
(comme Vedastus du 6 février a donné Gaston,
Vitus du 15 juin s'est transformé en Guy, etc...).
Valentin et Valentine auraient tout naturellement évolué en
Galantin et Galantine,
d'où la petite fête galante du 14 février.
Ce qu'il fallait démontrer.



Seulement la vraie raison n'est-elle pas tout autre ?
Le folklore est trop proche de la vie
pour se contenter d'une sèche réponse.


